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Compas en visite au London Knowledge Laboratory

Posted on juin 5th, 2008 in Vie du groupe | No Comments »

L’équipe Compas a rencontré le 27 mai les membres du London Knowledge Laboratory.

Cette rencontre a été très prometteuse pour des futures collaborations.

Nous avons discuté les questions suivantes :

- Effets de seuil. OLPC affirme que le simple fait d’augmenter la densité des ordinateurs portables dans une population d’enfants scolarisés juqu’à un seuil non défini produit des changements radicaux dans la situation. Existent-ils des effets de seuil dans le TEL (Technology Enhanced Learning) ?

- Apprentissage des mathémathiques : impacte de la formalisation dans l’apprentisage par rapport à l’apprentissage de domaines moins formalisés (comme l’histoire).

- Technologie : avant ou après : quel est l’ordre dans lequel les technolgies devraient faire leur apparition dans l’éducation ? Elle devraient arriver après la définition des buts et objectifs pédagogiques, et s’armonier à eux, ou bien les nouvelles technologies nous ouvrent un monde de possibilités dans le cadre desquelles il faudrait re-penser la pédagogie elle-même et les objectifs de l’éducation ?

Nous avons fait deux présentations sur des thèmes qui nous sont chers :

Guerry: The present state of the OLPC project and the ‘free’ approach to the field

Pasquinelli: Technology enhanced learning. How do new-wave theories of cognition impact on the field? With considerations about new technologies and disabilities.

Deux membres du KL ont présenté leurs recherches dans les domaines des nouvelles technologies appliqués à l’enseignement des mathématiques.

 

Pour en savoir plus sur le LK

Le London Knowledge Lab (http://www.lkl.ac.uk/cms/) est né de l’interaction du Institut of Education (http://ioewebserver.ioe.ac.uk/ioe/index.html) et de Birkbeck (http://www.bbk.ac.uk/), de l’Université de Londres. Les deux institutions universitaires s’occupent de recherche et enseignement dans les domaines de l’éducation.

Le LKL est composé de chercheurs en sciences sociales et en informatique.

Sa mission est de produire une meilleure compréhension du rôle des nouvelles technologies digitales et des média dans la création, acquisition, socialisation de la connaissance (TEL : Technology Enhanced Learning); de mettre en place et évaluer des dispositifs digitaux pour TEL; d’évaluer les effets des nouvelles technologies digitales sur les assomptions à propos de la connaissance.

Les membres de Compas y ont rencontré :

Jan Derry. Jan Derry conduit ses recherches dans le domaine des relations entre pédagogie, apprentissage, connaissance/savoir et technologie et dans le domaine des bases épistémologiques de la connaissance et du jugement. Elle s’intéresse tout particulièrement des preusppositions philosophiques des recherches post-Vygotskiennes et de leurs implications pour les théories de l’esprit et de l’activité. Jan coordonne le groupe d’étude sur la Philosophie de l’apprentissage augmenté par les technologies (Philosophy of Technology-Enhanced Learning) qui fait partied u réseau d’excéllence Européen Kaleidoscope. Elle est membre de la International Society for Cultural and Activity Research et de la Hegel Society of Great Britain. Elle guide le module Philosophie de l’Education : Connaissance, esprit, comprehension (Philosophy of Education module: Knowledge, Mind and Understanding).

Diana Laudrillard. Diana Laudrillard enseigne Apprendre avec les technologies digitales à la School of Mathematics, Science and Technology. Elle est spécialisée dans les omaines de l’apprentissage à distance (e-learning), dans les stratégies (au niveau des institutions et governemental) pour une utilisation optimale des technologies informatiques dans l’éducation, dan la recherche en pédagogie des mathématiques, sciences, langues.

Martin Oliver. Martin Oliver enseigne à la Faculty of Culture and Pedagogy de l’ Institute of Education. Ses recherches se situent dans le domaine de l’impacte des nouvelles technologies sur les rôles et les pratiques dans le cadre de l’éducation supérieure (y compirs ce qui change dans ce que les étudiants apprennent et font), l’évaluation de l’utilisation des technologies ifnormatiques et le développement de théories et méthodologies dans l’apprentissage à distance (e-learning). Martin dirige un programme pour le MA in ICT in Education.

Richard Noss. Richard Noss est professeur de Mathematics Education à l’Institute of Education, University of London, et co-directeur du London Knowledge Lab. Il est aussi Associate Director (Technology Enhanced Learning) du Teaching and Learning Research Programme. Il est un des co-fondateurs du réseau d’excellence Kaleidoscope.

Kaska Porayska-Pomska. Kaska Porayska-Pomska conduit ses recherches au KL sur : linguistique computationnelle, socio et psycolinguistique, sciences sociales et éducation, Intelligence Artificielle. Elle s’intéresse aux conditions pour optimiser la communication et l’apprentissage et à comprendre qu’est-ce qui fait que la communication humaine et le tutoring soient efficaces pour améliorer les interactions homme-ordinateur.

Compas au congrès PariS de ScienceS de l’UdPPC

Posted on octobre 31st, 2007 in Vie du groupe | No Comments »

Du 26 au 30 octobre se tenait le congrès PariS de ScienceS, organisé par l’Union des Professeurs de Physique et de Chimie (UdPPC) à l’École Nationale de Chimie-Physique-Biologie (ENCPB).  Nous y avons présenté le groupe Compas dans un atelier intitulé : Cognition, nouvelles technologies et éducation.

Nous avons exposé l’histoire du groupe Compas et ses objectifs devant une quarantaine d’enseignants de physique, chimie, ainsi que de mathématiques et de biologie, et le dialogue qui s’est instauré nous a permis tous d’échanger autour de ce que les sciences cognitives et les nouvelles technologies pouvaient apporter à l’enseignement.

Bastien G. a d’abord rappelé comment était né le groupe, insisté sur l’interdisciplinarité de son équipe, expliqué ce que nous avons fait jusqu’à présent (le point culminant de notre activité étant le colloque « École 2.0 ? » qui a eu lieu à l’ENS en juillet dernier) et annoncé ce que nous prévoyons de faire pour l’année en cours (les ateliers Compas, nous vous en reparlerons sur bientôt sur ce blog…)

Richard-Emmanuel Eastes a tout de suite demandé si les enseignants ici présents se faisaient une idée claire de ce que sont les sciences cognitives.  Le mot “cerveau” a surgi en premier, et nous avons commencé par aborder les sciences cognitives par les neurosciences cognitives. Nous avons ensuite enrichi cette définition en parcourant à grands traits l’histoire des sciences cognitives : celles-ci ne forment pas un ensemble figé de disciplines, mais un mouvement scientifique (on ose à peine dire un “paradigme” tant le partage des méthodes et des théories est problématique).  Le fait d’aborder les sciences cognitives par leur histoire plutôt que par les théories qui les représentent le mieux aujourd’hui nous a paru important, car cela nous a permis de souligner le lien congénital qui a toujours existé entre les sciences cognitives et la question de l’apprentissage.

Pour préciser la mission de Compas, nous avons ensuite distingué les notions d’apprentissage et celles d’enseignement : nous parlons d’apprentissage de manière générale, sans préjuger du type d’information qui est appris, et nous parlons d’enseignement lorsque l’information correspond intuitivement à ce que les enseignants tentent d’enseigner aux élèves.  L’idée derrière cette distinction, c’est que si certains résultats des sciences cognitives portent en premier lieu sur l’apprentissage, il ne s’ensuit pas directement que ces résultats nous sont aussi utiles pour aborder l’enseignement : nous devons réfléchir chaque fois en fonction des contraintes pédagogiques réelles, celles que l’enseignant rencontre tous les jours dans la classe.

Plusieurs enseignants nous ont ensuite donné des exemples précis d’utilisation des TIC pour la pédagogie.  L’un des usages le plus mentionné a été celui du vidéo-projecteur, et la discussion s’est engagé pour savoir s’il était possible de définir les “bonnes pratiques” liées à l’utilisation du vidéo-projecteur en classe.  Les conclusions provisoires ont été que : 1) ces pratiques sont toujours relatives au contenu pédagogique et 2) plutôt que de laisser le professeur partir à tâtons à la recherche de ces bonnes pratiques contextualisées, le mieux serait d’avoir à sa disposition une communauté d’enseignants pouvant répondre à ce genre de questions…

Richard-Emmanuel Eastes a enfin présenté quelques réflexions sur les différents modèles d’apprentissage et sur la manière dont les logiciels destinés aux enseignants sont construits en fonction de ces modèles. L’idée principale était que les outils TICE ne sont pas de simples auxilaires à la communication pédagogique, mais qu’ils sont en général pensés en fonction d’une théorie pédagogique particulière.  D’où l’importance de réfléchir à la fois sur ces outils et sur ces théories…

Je ne peux pas mentionner toutes les discussions, mais l’échange fut vraiment instructif.  C’était notamment très intéressant de voir combien les problématiques de l’usage des TICE diffèrent selon les disciplines.

À suivre!

Bastien G. et Richard-Emmanuel Eastes